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Publié par mohand

L’Hardj Nath Lakharth (Dansons avec ceux de l’au-delà !)

La coupe du monde n’est qu’un grand temple de la publicité ; alors, autant que l’hameçon convienne et serve à flatter les égos « nationalitaires ».

Dans l'antiquité « les jeux » étaient un moment solennel de conjuration des guerres qui s’accomplissait en laissant libre cours à l'émulation entre les citées rivales entre-elles. Reclus en ces temps modernes, nous sommes loin de cet esprit antique. Nos gladiateurs, reflets du niveau du sport français, même s’ils n’en sont que le second choix, peuvent bien servir à enjôler les relents nationalistes de certains. Pourtant, « leurs performances » ne font que souligner le naufrage du sport algérien.

A cette occasion, une pseudo élite opposante abdique l’once de lucidité dont elle pouvait se parer et verse, peut-être par égarements, mais certainement par calculs politiciens, dans des célébrations hypocrites censées la faire apparaître proche « du peuple », solidaire de ses joies. Opportuniste à souhait, elle se fond d’un solidaire partage d’une joie funeste qui fait l’impasse sur le prosélytisme de cette « équipe nationale » et sur la démagogie Bouteflikienne dont l’atavisme premier est d’encourager les fausses fiertés et de gonfler de son souffle les lambeaux de voile du radeau à la dérive d’un peuple en mal de héros, de joies, de victoires ; en un mot de devenir.

L’heure est donc à la célébration de ce collectif d’activistes du « 9 3 », qui ne rate aucune occasion pour faire accroire qu’ils sont en « mission » divine. Qu’importe cet extravagant prosélytisme, avec ces prosternations collectives, ces gourous emportés dans les bagages et les relents de guerre de religion qui se dégagent des matchs ou de leurs veillées. Nos opposants veulent faire les beaux auprès du peuple, alors ils en oublient tout et se laissent bercer par L’Hardj Nath Lakharth.

La procession de ceux de l’autre monde : Dans la tradition populaire, il arrive à ceux de l’au-delà de venir en procession célébrer l’un des leurs sur le point de les rejoindre dans l'éternité. Mais, si, par malheur, il arrive à un de ceux d’ici-bas de se laisser séduire par cette procession joyeuse, il repartira avec elle. Cette tradition, L’hardj Ath lakharth, rappelle le mythe du chant des sirènes.

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