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Publié par mohand

El Ghanouchi a pris son bâton de pèlerin pour venir nous vendre son modèle de "conciliation  entre l’islam, la démocratie et la modernité". Il est vrai que l’état dans lequel se trouve la scène politique algérienne peut donner un semblant de crédit à cette démarche. Une scène politique brouillée depuis vingt ans par la prééminence de l’islam politique et de son cortège de violence terroriste. Sans ce brouillage il nous aurait été donné de voir que cette conciliation est un acquis ancien engrangé par les courants politiques qui se sont cristallisés au sein du PRA, et dont les représentants les plus en vue sont, entre autre, Boukrouh, Sofiane Djillali, et autre Boumala.  De ce côté-là, le Ghanouchi  a plutôt de la graine à prendre, plutôt que des leçons à donner.

 

Il reste que le vénérable chef du mouvement Ennahda pourrait faire œuvre utile en gagnant les Soltani  et autres Djaballah à sa propre repentance de l’islamisme.  Une repentance qui, si elle le légitime dans le jeu démocratique, lui fait aussi obligation de se démarquer des sentences inquisitrices d’El Kardaoui. Ce pape de l’islamisme qui décrète que la votation est acte de foi ; et intime l’ordre à tous les musulmans de voter islamiste à l’exclusion de tout autre courant ; parceque voter pour un non-islamiste « la yadjouz ».

 

Allons-nous entendre de la part de Djabellah, de soltani, de Ghanouchi ou de Hammadi Jebali, une démarcation net et claire par rapport à l’injonction de Kardaoui ? Ou bien la conversion démocratique des ex-islamistes Tunisien n’est-elle qu’un cheval de Troie ?    La conversion démocratique n’est pas qu’affaire de profession de foi !

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