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Publié par mohand

 

S’il est une force qui s’est discréditée dans les derniers évènements du Mali, c’est sans conteste l’armée de ce pays. Elle a été totalement laminée au nord, où elle a abandonné armes et bagages. Nonobstant cela, elle s'est  lancée à l’assaut du pouvoir de son pays.

 

Il y a quelque chose d’indécent à voir le chef de "la junte éphémère" de Bamako parler de « ce qui devrait se faire » ; et nourrir l’espoir de recevoir "un appui international" pour lancer une expédition punitive dans l’Azawad. Ni la cuisante défaite subie dans l’Azawad, ni la compromission dans un coup d’État bancal, ne semblent avoir incité cette armée à plus d’humilité et de responsabilité.

 

La crise malienne est bien trop grave, et engage trop la sécurité et la stabilité de la partie Nord de l’Afrique, pour que  l’égo d’un putschiste sans renom y trouve une consécration. Les closes amnistiantes incluses dans l’accord avec la CEDEAO ne devraient d’aucune manière entériner un ascendant quelconque des putschistes sur les autorités de transition.

 

Le retour à l’ordre institutionnel commande que la suite des évènements soit de la responsabilité des autorités de transition qui devraient — dès qu’elles seront en place —, pour le bien du Mali, de l’Azawad et de toute la région, s’engager résolument dans la voie de la négociation avec le MNLA.

 

Ce nécessaire processus de règlement politique  devra bénéficier du concours et de l’appui résolu des pays de la région. C’est aussi là une condition essentielle pour aboutir à une solution durable qui convienne à toutes les parties. Les « pays du champs », et ceux de la CEDEAO voient leurs responsabilités engagées devant les peuples de la région : Se mobiliseront-ils pour préserver la paix et la stabilité dans la région ? Ou bien se révèleront-ils d’odieux va-t’en guerre ?

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