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Publié par mohand

Dans sa réponse[1] Y Teguia me prête une « évolution considérable des positions », même qu’il semblerait que j’en fasse l’aveu ! Peut-être qu’à ses yeux l’appréciation que j’avais jusque-là du danger islamiste, c’est-à-dire ces vingt dernières années, étaient basées sur autre chose que l’interrogation de la réalité de ce phénomène. Interrogation, à la lumière des mêmes questions que celles que j’ai posé au sujet de l’élection Tunisienne et de Enahda.

 

Les points d’accord entre nos approches sont nombreux. Mais le ton et la forme, qu’il a imprimé à sa réponse rend difficile leur identification. Il existe aussi des points de divergence, mais pas aussi cruciaux que sa réponse le laisserait penser par sa tonalité. Il faut donc éluder ces aspects indisposant, pour tenter de poser les éléments d’un débat clair et nécessaire. La polémique est contreproductive lorsqu’elle est nourrie pour elle-même. Je vais m’atteler à un débat serein, sans m’arrête aux seuls éléments déjà énoncés par les premiers échanges. C’est sans aucun doute ce débat qui importe aux lecteurs.

 

D’abord, il y a accord sur la nécessité de prendre en compte la plate-forme présentée par Enahda. De l’évaluer et de l’apprécier en fonction de son articulation avec la transition démocratique, en cours, vers la seconde République Tunisienne. L’accord s’étend aussi à l’acceptation d’Enahda dans la transition, du fait de son rejet de la violence, du renoncement à l’objectif d’État théocratique et à l’adoption des principes essentiels de fonctionnement d’une société démocratique. J’ajouterais que relever cette évolution d’Enahda, vaut constat de l’absence d’un équivalent quelconque sur la scène politique algérienne. Et ce n’est pas la moindre des conclusions. Nos partis conservateurs demeurent islamistes. Ils gagnent de nouveaux espaces ; et Belkhadem travaille à l’islamisation du FLN. Mais restons sur l’expérience Tunisienne, sans nous dispenser pour autant de convoquer à chaque fois que nécessaire notre expérience propre.

 

Parti islamiste ?

 

Ennahda,  issue du Mouvement de la tendance islamiste (MTI) qui, en son temps, avait usé de violence et de terroriste, ne répond plus à la caractérisation d’islamiste. Il se présente sous un visage un peu proche de celui des  chrétiens-démocrates, d’où la facilité d’avancer la désignation de musulmans-démocrates[2]. Et pourtant cela n’empêche pas HMS de s’enorgueillir des résultats de Ghenouchi. Tout comme Zinedine Sekfali, dans les colonnes du soir d’Algérie[3], met dans la même case le Libyen Abdeldjallil et Enahda pour affirmer que la démocratie peut s’accommoder des deux.  Ce mélange des genres, et cette confusion dans les concepts appelle un effort de clarification auquel s’est attelé Hocine Belalloufi dans son article intitulé « Le peuple Tunisien affirme sa souveraineté »[4]. Il écrit pour caractériser l’islamisme « On peut – sans prétention aucune à clore le débat sur la question – définir l’islamisme comme un mouvement ayant pour objectif politique explicite l’instauration d’un régime théocratique. On entend par là un régime où le politique et le religieux sont organiquement liés et où le premier aspect (le politique) est subordonné au second (le religieux) et légitimé par lui. ». Il tente même une intéressante typologie des régimes théocratiques : « (…) Celle d’un régime du clergé comme dans l’État du Vatican pour les chrétiens ou dans la République islamique d’Iran pour les musulmans chiites. Une variante, plus modeste, de ce second cas est celle d’une famille royale se proclamant gardienne des lieux saints de l’islam (Arabie saoudite). Une troisième forme est celle d’un régime où le clergé est remplacé par un parti ou un mouvement politique dont les principaux chefs sont des hommes de religion. C’était le cas du régime des Talibans d’Afghanistan. Il peut exister d’autres formes de régime théocratique. L’une d’entre elles peut prendre la forme d’un régime militaro-islamiste où soldats et religieux se partagent le pouvoir. Le Soudan du tandem El Bachir-Tourabi incarnait ce type de régime.». On voit déjà, à la lumière de ce qui vient d’être dit, toute la difficulté qu’il y a à placer Abdeldjallil dans la même case que Ghanouchi, ou de considérer cette idéologie tueuse comme un épiphénomène propre à quelques sectateurs.

 

J’aimerais pour ma part souligner un aspect mis en avant par les soulèvements de cette année 2011 : celui de la souveraineté du peuple. « Echa’b Yourid !» qui politiquement est traduisible par « le peuple souverain ! ». « Le peuple veut » serait une traduction sans sens politique ; ou qui signifirait que le peuple quémande une aumône.

Le peuple souverain.

 

La caractérisation de l’islamisme peut être plus resserrée et plus pertinente pour peu qu’on la rapporte à la question clef de la souveraineté. La récusation de la souveraineté populaire est le trait commun aux régimes et aux mouvements islamistes. C’est ce trait qui les identifie dans leur globalité. Les systèmes qu’ils prônent sont des systèmes totalitaires qui confisquent cette souveraineté, ou la mettent sous tutelle, ce qui en fin de compte revient au même. L’expression subalterne d’un collège électoral - universel ou restreint -, est non seulement fortement encadrée, mais elle est clairement inféodée à la validation d’un collège d’érudits. C’est ce collège qui exprime la souveraineté divine. Il faut aussi ajouter que les partis et mouvements islamistes n’attendent pas d’accéder au pouvoir pour s’instituer en clergé et pour disputer ce rôle aux appareils religieux officiels (ministères, hauts conseils, muftis étatiques, ou universités religieuses) qui eux-mêmes sont dans ce rôle clérical. Notons aussi que, si chez les chrétiens et les chiites, le clergé affiche une certaine unité ; chez les sunnites, il se démultiplie (la bataille que se mènent actuellement nos nationalistes – projet de mufti de la république – et les salafistes – projet d’association nationale autonome des imams-) ou tout au moins y a-t-il multipolarité concurrentielle et conflictuelle, souvent violente, au sein du clergé en apparence unifié. Une fitna potentielle permanente. 

La réalité tangible de la souveraineté divine n’est autre que la primauté des visions des appareils dominants qui  confisquent la souveraineté du peuple.

Séparation du politique et du religieux.

 

Monsieur le ministre Sekfali, a beau évacuer et minorer « quelques-uns [qu’on a vu] proclamer … que la démocratie est « impie » et doit être « maudite » ! Il demeure qu’il lui faut prendre en compte la nature cléricale qu’acquière toute expression religieuse au contact du politique.   L’argument de l’absence de clergé en Islam, qu'il invoque pour récuser la nécessité de séparation du politique et du religieux, tombe de lui-même. L’inexistence ou la faiblesse de la cristallisation de partis-clergés, son exclusion ou sa minoration, ne sont que de faux arguments qui n’évacuent pas l’exigence de cette sécularisation.

 

L’instrumentalisation de l’islam par les pouvoirs en place appelle doublement la séparation du politique et du religieux. D’abord par elle-même, en ce qu’elle est une instrumentalisation du religieux, secundo parce qu’elle sert de lit et de légitimation à l’islamisme.

 

Les appareils politiques voués au contrôle du religieux – ministères, hauts conseils – Muftis… -, ou ceux qui affirment tirer leurs fondements de ce contrôle – Partis, associations,…-, sont autant de candidats à l’intermédiation entre l’individu et le divin. La fonction de chacun d’eux est d’affirmer sa légitimité, à l’exclusion de celle des autres, et d'imposer une lecture du sacré, tout aussi exclusiviste :La sienne!

 

Le principal arbitrage dans cette course à l’intermédiation entre l’homme et le sacré s’exerce à partir de positions de puissance et de pouvoir. Lorsque la question du clergé en islam (sunnite) paraît ne pas se poser en termes d’existence, c’est qu’elle se pose en termes d’avènement ou en terme de projet.

 

Nous ne nous sommes pas éloignés de la transition tunisienne. Enahda, en intégrant le processus démocratique n’est pas devenu « le » parti démocratique. Et, sans verser dans le procès d’intention,  il faut envisager que s’il s’est trouvé des conditions pour favoriser cette  évolution (improbable ?) vers le dialogue avec des démocrates, il peut se trouver des  conditions pour le faire régresser vers les positions avec lesquelles il semble avoir rompu (définitivement ?). La véritable évolution, celle qui importe, n’est pas celle du changement des positions d’Enahda. C’est dans la transition actuelle du système politique tunisien qu’il faut la réaliser par la séparation du politique et du religieux. C’est de cette façon et en appuis sur les  acquis séculiers de la première république qu’il sera possible d’évacuer la menace théocratique et ultraconservatrice. De ce point de vue le reproche peut être fait aux démocrates et progressistes tunisiens de mettre au centre de la transition le rôle prépondérant d’un parti conservateur, alors que leur majorité en tant que pôle démocratique est incontestable. C’est aussi en ce sens qu’il faut s’en tenir à la nature de l’élection qui vient de se dérouler. Une élection plus politico-idéologique, que socio-économique.

 

C’est à juste titre que Y Teguia souligne « les silences » de Ghanouchi lorsqu’il est interrogé sur la sécularisation de l’État tunisien. Sauf que Ghanouchi ne se tait pas.  D’abord il ne cesse de rappeler « le large consensus » autour du maintien de l’article premier de la constitution qui vient de tomber. Cet article est l’équivalent des articles 1, 2 et 3 de notre constitution Algérienne. Or ce consensus disqualifie, exclue, et clos par avance toute discussion sur la séparation du politique et du religieux ! Il confirme cette position en refusant toute proximité avec l’AKP turc. Façon, toujours, de se soustraire à la question de la sécularisation. Enfin, il avance une vision identitaire exclusiviste, étroitement arabo-islamiste, et entretient la confusion entre l’islam, élément identitaire,  fond culturel, déterminant politique. Cela n’est pas sans évoquer une phase de notre histoire, où notre  Nation qui venait de se différencier de la France a été proclamée « acculturée » et livrée à des experts en  « re » culturation. Nous pouvons juger du résultat ! Ghanouchi nourri la même ambition de « re » culturation de la Tunisie.

Le conservatisme et la culture

 

La question qu’un nahdaoui se retrouve à la tête de l’éducation est une interrogation pertinente de  l’expérience tunisienne en cours, à partir de l’expérience propre de l’Algérie. L’abandon de l’école aux conservateurs (dans le cadre de la collusion entre l’islam réformiste et les courants nationalistes) a finalement aboutit à la main mise salafiste sur cette institution. Ceci a produit une institution que le président Boudiaf a qualifiée de sinistrée. D’aucuns l’ont considéré, à juste titre, comme une véritable fabrique de terroristes. Une monumentale catastrophe. Il faut souligner que le bilan de ce sinistre est à la charge exclusive du conservatisme et de l’islamisme, qui se garde bien de le revendiquer. C’est effectivement là l’une des expériences algériennes qui pourrait éclairer les démocrates et les progressistes tunisiens sur l’importance des structures éducatives et le danger qu’implique leur abandon aux forces conservatrices. Tout comme la modernité de l’école tunisienne devrait nous inspirer, nous algériens, sur l’urgence de réformer ce secteur stratégique. Enahda a fait incontestablement des avancées, à charge pour les démocrates tunisiens de le mener encore plus loin. Ou,  pour le moins de lui rendre toute régression impossible. C’est en ce sens que se pose la question de savoir si le résultat de la transition est celui que « mérite » ou pas le peuple tunisien.

Des élections dignes du peuple

Ce n’est pas à l’aune de  la victoire de tel ou tel parti qu’une élection devient méritoire du peuple. C’est par la garantie que, quel que soit le parti vainqueur, le résultat de l’élection, s’il ne renforce pas la démocratie, il ne la met pas en péril.  « L’incertitude des urnes » doit impérativement être adossée « à la certitude de l’issue démocratique du processus ». Une exigence qu’il faut remplir a priori et non a posteriori du scrutin.

 

Le contre-exemple de cette saine démarche, sans aller jusqu’à remonter aux années trente du siècle passé en Europe, est sans conteste le processus électoral engagé en Algérie au lendemain d’octobre 1988. Ce n’est pas le résultat des élections de 1991 qui a amené le PAGS à demander l’annulation des élections et l’interdiction du fis. Revenir sur cette expérience, que mon contradicteur a effleurée, recèle de nombreux enseignements. Il s’agit là de l’une des clefs de notre histoire récente. Et, tant qu’à convoquer l’expérience algérienne, autant la convoquer dans ce qu’elle porte comme leçons et non comme horreurs.

 

Trois éléments sont à même de rendre compte de la réalité d’un parti et de la nature des intérêts qu’il sert : Son programme politique, la traduction de celui-ci dans le discours de ses dirigeants, et enfin l’action concrète menée par ses organisations et ses militants. C’est  en dérogeant à cette grille d’appréciation que le PAGS a commis une série d’erreurs. Il s’était d’abord laissé intoxiquer sur la concomitance de son sort légal avec celui du fis, avant d’aller à plus sérieux encore. Le rapport de la direction du PAGS à son premier congrès souligne que « Lors de la reconnaissance du multipartisme, le PAGS a commis une très grave erreur lorsqu’il a admis le FIS comme élément intégrant du processus démocratique. [le] parti aurait dû se démarquer alors sans équivoque, et mener une propagande active et conséquente afin de démontrer que la démocratie n’est pas divisible, que démocratie et progrès sont absolument inséparables, que le processus pluraliste risque de déboucher sur la guerre civile dès lors qu’il est utilisé par les partis réactionnaires et féodaux ouvertement décidés à instaurer un régime totalitaire.»[5]. Il ajoute même qu’« Il n’est pas juste [aussi] que le 28 septembre 1989[6] puis peu après[7], notre parti ait semé l’illusion que nous pouvions inviter et travailler en commun avec le FIS. »[8].  

 

Il aura fallu le déploiement de la machinerie de guerre du fis, à l’occasion des élections communales de juin 1990, pour que le PAGS entame une remise en cause, douloureuse et couteuse, de ses positions. Ce  qui le mènera, non seulement, à la reformulation de sa ligne, mais plus important encore et plus déterminant pour le pays, à se poser en tant que premier jalon de la résistance à l’offensive islamiste. L’action politique déployée à partir du 18 juin 1990 sera déterminante dans la cristallisation d’un front patriotique de résistance à l’ultraréaction.

 

Dès la période 18 Juin-18 juillet 1990, l’équation algérienne n’était plus celle projetée par le couple Chadli-Hamrouche. La position du PAGS, bien que minoritaire, à contre-courant, stigmatisée de toute part, délégitimait le processus démocratique noyauté par l’islamisme. Elle lui opposait un déterminant refus « d’aller à l’enterrement de l’Algérie ». C’était-là le premier jalon du sursaut que sera, plus tard, la création du CNSA, amorce des 166 jours de la présidence de Mohamed Boudiaf. Cent soixante-six journées quasi révolutionnaires. Sans la position du PAGS, il aurait été difficile de sortir du piège mortel tendu par les Chadli, Hamrouche et autres Belkhadem.   

 

L’islamisme une fatalité incontournable ?

 

Sans le coup d’État du 29 juin 1992, il aurait été possible d’aller vers une sortie de la crise par le haut. L’attitude de courage et de fermeté de Mohamed Boudiaf, son projet de mobilisation de la jeunesse et de réalisation d’un large front patriotique ; sa volonté d’en découdre avec le para État qui se love dans les institutions, pouvaient ouvrir sur une double rupture qui aurait disqualifié l’islamisme et le système bureaucratique rentier en place. Une politique déterminée qui aurait ouvert sur un véritable processus démocratique. Mais, son assassinat aura infléchi le rapport de force dans le sens de la conciliation entre l’hégémonisme islamiste et l’hégémonisme bureaucratique. Moins d’une année après cet assassinat Tahar Djaout écrivait, au sujet des rounds successifs du dialogue initié par le HCE, « le salut ne résiderait-il pas plutôt dans un choix résolu, quitte à faire des mécontents, le choix qui arrachera l'Algérie aux serres des ténèbres pour la propulser vers le jour ? Ce choix tarde à se préciser, à tel point que nous commençons à nous demander avec angoisse si c'est vraiment vers la lumière du jour que ceux qui ont en charge la destinée du pays veulent nous mener.»[9] .

 

Cette quête d’entente et de réconciliation, qui dure depuis bientôt vingt ans, si elle réussit encore à contrarier le sens de l’histoire, n’a pas réussi à imposer son contre-sens. Elle n’a produit que désorientation, démobilisation, désarticulation et chaos de la société. Elle ne peut tenir aucune de ses « promesses » et ne peut que reproduire la crise à un niveau chaque fois plus dramatique. Contrairement à ce qu’affirme Ahmed Selmane[10][8], dans le quotidien d’Algérie et la Nation, C’est en Algérie et le 29 juin 1992 que le processus électoral biaisé a repris son cours, avec son lot de drames.  Dans la logique d’évolution des sociétés, il est des questions qu’on ne peut impunément éluder, même si leur traitement peut sembler alimenter des tensions.

 

Les mouvements de contestation du printemps 2011 ont mis à l’ordre du jour la souveraineté des peuples, avec les exigences de démocratie, de citoyenneté et d’État de droit qui l’accompagnent.  Ces mouvements ont été vécu, jusqu’à un certain point, comme une contrainte par les organisations qui en cet automne se proposent d’institutionnaliser les objectifs des contestations printanières. Que sera le printemps 2012 ? Les partis ont tendance à avoir peur de ce qu’ils ne comprennent pas, ou de ce qu’ils ne maitrisent pas. Mais les peuples ont horreur des atermoiements.



[1] El Wtan du 12 Novembre 2011.

[2] J’ai utilisé dans mon opinion une qualification qui est un non-sens grave, et même une erreur impardonnable : islamo-démocrate, comme s’il était possible d’unir l’eau et le feu, je profite de cette réponse pour m’amender

[5] Rapport au premier congrès du PAGS, 13, 14, 15, 16 Décembre 1990, recueil page 28, Aller 1990.

[6] Invitation de la direction du FIS la cérémonie de sa sortie du PAGS à la légalité.

[7] Interview du premier secrétaire à un quotidien national, de mémoire El Massa 16 Octobre 1990.

[8] Rapport au premier congrès du PAGS, recueil page 29, Alger 1990.

[9] « La famille qui avance, la famille qui recule », T Djaout, dans Ruptures N° 20 daté du 25 au 30 Juin 1993.

[10] http://www.lanation.info/26-decembre-91-23-octobre-2011-Le-processus-electoral-algerien-interrompu-a-repris-sans-drame-en-Tunisie_a415.html

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Noureddine Fethani 17/11/2011 15:24


Dans ton intervention qui a fait réagir Y.T , j 'ai relevé chez toi une propension à t ' enthousiasmer au delà de la raison pour ces " révolutions " sans jamais te poser la quéstion sur la soudaine
disposition des USA , de la France , du Royaume -Uni ... à réhabiliter des modéles qu 'ils tenaient pourtant comme la superstructure du terrorisme , de l' anti -occidentalisme et de l'intolérance
religieuse .Il serait fondamental de découvrir , sinon d 'éventer ,les interêts qui soutendent ce revirement pour mieux appréhender la nature de ces soulévements dans la région MENA et les
perspéctives qu 'ils annoncent pour les peuples en termes de libérté , de démocratie et de libre disposition de leurs ressources et de leurs richesses .