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Publié par mohand

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Les révélations du soir d’Algérie dans son édition du 24 octobre 2012 au sujet de l’éminence du début de valorisation de gisement de gaz non conventionnels par des sociétés anglo-saxonnes soulèvent un ensemble de questions relatives à la gouvernance du secteur de l’énergie dans notre pays, et aux conditions d’exercice de notre souveraineté, réelle ou supposée, sur nos ressources énergétiques.

 

Récemment, Abdelmalek Sellal annonçait l’exploitation des gaz de schistes dans une décennie. Le ministre du secteur, enthousiaste concernant l’évaluation des réserves en gaz non conventionnels, n’a rien laissé transparaitre pour ce qui est de leur mise en exploitation. Les différents experts et expertes, qui se sont relayés pour alimenter la presse avec les éléments de langages élaborés par les majors pétroliers, se voulaient « rassurants » en égrenant les noms de méthodes de fracturations qui ne connaissent aucune application, et qui n’ont fait l’objet d’aucune publication.

 

Tout ce beau monde s’est mobilisé pour orienter nos regards de consommateurs traumatisés par les coupures électriques de l’été  vers l’Erg occidental ; région sous-explorée, toute indiquée pour alimenter nos fantasmes de découverte d’un nouveau Hassi Messaoud ou d’un autre Hassi R’mel. Des gisements géants qui alimenteraient le doublement des capacités nationales de production électrique programmé au pied levé.

 

Mais, pendant ce temps, c’est à l’opposé dans l’Erg oriental que les foreuses de BP, Stat oïl et Schlumberger, attendent que « les députés » s’acquittent docilement du « rituel des bras levés » pour commencer à faire des dollars grâce au régime fiscal allégé.

 

Le soir révèle que, depuis 2011, des rapports et des CV d’employés de compagnies étrangères font référence à la valorisation des gaz non conventionnels en Algérie.

 

Jusque-là, il était possible d’entrevoir de la part des responsables du département de Mr Yousfi une volonté d’influencer l’opinion publique voir même, dans une certaine mesure, de l’induire en erreur. Mais, avec ces révélations, c’est une gigantesque entreprise de dissimulation qui est mise à jour ! Une mystification qu’il faut dénoncer avec courage et détermination.

 

La phase d’évaluation semble avoir été bel et bien réalisée avant même que la révision de la LHC ne soit posée. Certaines cartes diffusées par des intervenants lors symposium d’Oran suggéraient déjà cet état de fait.

 

Dès lors, il se pose de nombreuses questions. Pourquoi prétendre que la prospection débutera après l’adoption des amendements de la LHC, alors que cette phase a été entamée sinon achevée avant même que ne soit posée la révision de la loi ? Quelles sont les parties réellement au fait du dossier et de son état d’avancement ?  Comment cette décision, lourde de conséquences, a-t-elle été prise, et dans quel cadre l’a-t-elle été ? Comment l’exploitation des gaz non conventionnels s’articule-t-elle avec les autres choix de politique énergétique ? Les départements de l’hydraulique, de la santé, de l’aménagement du territoire, de l’environnement et de la défense, ont-ils été associés à ce choix ?

 

Toutes ces questions reviennent à une essentielle : quelles sont les forces qui depuis des décennies contrarient et déjouent la mise en place du Conseil National de l’Energie ?

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