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Publié par mohand

Egypte : Une guerre qui ne nous est pas étrangère

Collusion islamo-occidentale

 

En Égypte, la confrérie des Frères musulmans serait-elle en passe de réussir ses manœuvres ? Elle est relayée par les puissances occidentales qui tant de fois ont écrasé de la puissante asymétrie de leurs bombes des populations en mal de libération.
 

Des puissances reconverties pour l’occasion en faux Hérault, vraies pleureuses, des geignardes aux sanglots de crocodiles qui seraient soucieuses de populations qu’elles auraient pu et qu’elles peuvent en d’autres circonstances écraser sans sourcilier. Ces pleureuses que nous entendons déplorer bruyamment ce qu’en d’autres circonstances elles auraient légitimé par force focus sur les tireurs embusqués au cœur des sit-in, et qui auraient déployé leurs fameuses prouesses sémantiques telles le vocable de «frappes chirurgicales» ou de la théorie de l’action de «l’axe de la vertu» contre «l’axe du mal». Il faut avoir totalement abdiqué sa raison pour se laisser berner par ce chant de sirènes qui ne s’apitoie sur le sort d’une fraction du peuple égyptien que pour mieux poignarder dans le dos le reste de ce peuple.

La guerre, cette horreur…
Les images d’horreur qui se découvrent à nos yeux à l’issue de l’évacuation des places publiques cairotes, révulsent et choquent. Des images de scènes de guerre. Nulle part la guerre ne peut avoir un visage avantageux. Elle est hideuse et le demeurera. Son cortège, macabre, est toujours une longue procession d’orphelins, de mutilés, de morts et de morts... de dévastations et de ravages. La guerre est toujours cela : l’horreur ; même lorsqu’elle est maquillée en banals jeux vidéo ou en démonstration in vivo de capacités high-tech à dévaster la vie. Jamais elle n’est à aduler. Devant la guerre, même lorsqu’il n'y a d'autres choix que de la faire, les consciences doivent toujours être à vif, prêtes à être ébranlées et bouleversées. Reste qu’il y a ce constat de vérité à faire qu'en dehors de la guerre, en temps de paix, rien ne ressemble plus à la guerre que les théocraties islamistes. Avec leurs exécutions publiques mises en scènes et magnifiées, avec la mise en esclavages et en univers carcéral de pans entiers de la société, femmes, esprits libres, opposants et gens différents. Ces théocraties sont un état de guerre permanent. Les citoyens d'Iran, du Soudan, d’Afghanistan, d'Arabie Saoudite, des pétromonarchies du Golf, en témoignent.

Entre conscience et raison
Les voix qui s’élèvent scandalisées ne sont pas toutes inspirées par l’Empire, loin de là. Parmi elles, il y en a qui s’élèvent sincèrement pour déplorer, condamner ou simplement se démarquer du carnage. Il est même à parier que dans les opinions elles sont légion. Réactions brutes mues par l’impulsion humaine, innée, de l’instinct de survie, elles ne font aucune place à l’analyse et à la raison. Des réactions qui évacuent les enjeux et qui se réconfortent de l’intoxication par des analyses «expertes » distillées par les dévots camouflés de la finance et du pouvoir mondialisé du capital. Ces réactions primaires n’ont pas à être amalgamées avec les discours complices de ces officines et autres loges que nous n’entendons jamais dénoncer la stratégie du pire poursuivie par la confrérie internationale des Frères musulmans. Stratégie de confrontation guerrière où la foule des adeptes fanatisés est maintenue dans une position sacrificielle de bouclier humain. Nous n’entendons pas «les chiens de garde» parler de cette chair humaine poussée au hachoir des balles, ni nous ne les entendons parler des victimes tombées du côté des policiers et militaires égyptiens. Ils taisent tout sur la confrérie. Symbiote singulier, la confrérie islamiste infecte les processus transitionnels pour les dévoyer vers le califat. Elle opère de même pour les mouvements de foules, censés être pacifiques, elle y infiltre ses semeurs de morts déclencheurs de carnages et veille à la démesure de l’horreur. Depuis le début du bras de fer, la confrérie internationale des Frères musulmans cherche à provoquer des carnages, lorsqu’elle ne les a pas commis elle-même. C’est la façon qu'elle a à chercher à déjouer dans les opinions mondiales la vigilance à l’égard de l’obscurantisme et du totalitarisme de son projet théocratique. Les gouvernements occidentaux ne se font pas prier pour emboîter le pas à cette promesse d’asservissement des peuples.

«Sal el moudjareb…»
En Algérie, dans nos propres drames et notre propre histoire récente, nous avons les clefs pour lire les évènements d’Égypte. Nous savons comment les phalanges islamistes avaient poussé, le 10 octobre 1988, à un drame similaire devant le siège de la DGSN. Nous voyons aussi la ressemblance des circonstances actuelles avec celles auxquelles avaient fait face, en juin 1991, les Darkis algériens dans leur mission d’évacuation des places algéroises concédées par le duo Mohamedi-Hamrouche à l’insurrection islamiste. Guemmar, Ch’ambi et Kradssa sont les noms différents du même forfait. Nous savons comment se forge la fascination du discours politique religieux sur des esprits tourmentés par la pauvreté, la marginalisation et l’incertitude des lendemains. Comment à coup de milliards et de milliards, prélevés sur les faramineux profits du mercantilisme bazari ou reçus des officines des pétromonarchies despotiques, s’achètent des voix ou des adhésions. Comment ces milliards injectés dans une «action sociale» douteuse et intéressée servent à acheter des allégeances et à construire des emprises sur des consciences difficilement accessibles à la raison, tant il n’est jamais aisé d’apprendre à pêcher à une main trop prompte à se tendre vers une aumône.

Laser, mounakaha et pseudo-mehdi
Une fascination assise sur l’inscription au laser du mot Allah dans le ciel algérois, sur la traite massive de musulmanes dans les bordels Djihadistes au nom de la Mounakaha, ou sur la fiction d’une perrière cairote où le prophète de l’Islam aurait concédé la préséance à l’agent de la CIA Mohamed Morci… Dans les combats nationaux que mènent nos Nations, dans cette lutte pour l’existence, le développement, leur pire ennemi reste cette cinquième colonne lovée dans nos sociétés et qui depuis la chute du Califat ottoman, n'a de cesse de nous rétrograder aux temps prémodernes. Récemment encore l’un de leurs chantres algériens, Ahmed Taleb Ibrahimi, appelait de Paris à la destruction des entités nationales qui font obstacle à la «renaissance de l’Oumma». C’est cette cinquième colonne qui nous impose la guerre, c’est elle qui voue à la dévastation et à la mort un culte sacré. L’internationale obscurantiste creuse les tombeaux de nos libertés, rien ne doit nous le faire oublier. Restons lucides et gardons-nous de toute aliénation à ces propagandes liberticides d'où qu'elles viennent. Aussi hideuse que puisse être cette guerre, c’est l’islamisme qui nous l’impose.

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